A reculons
Les doux
Repentirs
De l’été,
Qui se grime
En un hiver
Léger,
Dont
Le brouillard
Est buée,
Et les nuées
De corbeaux
Qui pointillent
Les nuages
Ne font
Pas encore
Entendre
Leurs croches
Rauques
Sur les jardins
Attiédis.
Les doux
Repentirs
De l’été,
Qui se grime
En un hiver
Léger,
Dont
Le brouillard
Est buée,
Et les nuées
De corbeaux
Qui pointillent
Les nuages
Ne font
Pas encore
Entendre
Leurs croches
Rauques
Sur les jardins
Attiédis.
D’août,
Les jours
Derniers,
Enfuis
Du ventre
De l’été,
Se ressèrent
Contrits,
A l’ombre
Du piémont
De l’automne.
Le soleil
S’amincit.
Coulée
De peau
Hâlée
Aventurant
Le nu
D’un pied
Sur les moraines
Vertes
Du pré.
Bayadère
De la chilienne
Qui répond
A la rayure
De la livrée
Or et noir
De la guêpe
Posée.
Foudre
De la douleur.
Bât
De la fournaise
Qui broie
Les flancs
Des passants,
Et corrige
Les impudents
Qui vont
Tête nue
Goûter
A son ardente
Chiourme.
Le Stromboli
Gronde
Son unisson
Et mêle
Son râle
Aux cieux,
Légataires
De son répons
Fiévreux.
Ce temps
Incertain
Sur le seuil
Duquel
Je reste,
Une croisée
Des chemins,
La volière
Bruisse
Du souvenir
Perdu
Des oiseaux
Déjà trop
Loin.
De leur
Migration,
Ils reviendront,
Ils me prieront
De prendre
Mon envol,
Il me faudra
Enfin
Les écouter.
Temps des corps las qui
Comme voiles carguées s’affalent
Au creux des sofas.
Carroyage des peaux
Imprudentes qui s’immolent au
Soleil de midi.
Le jardin est
Une volière,
Les fleurs pépient,
Une plume abandonnée
Vole mollement
Comme un pétale fané.
Vagues
Violines
De la lavande
Moutonnant
En une houle
Qui enivre
Les champs
Abstinents.