Carmin
Carroyage des peaux
Imprudentes qui s’immolent au
Soleil de midi.
Carroyage des peaux
Imprudentes qui s’immolent au
Soleil de midi.
Le jardin est
Une volière,
Les fleurs pépient,
Une plume abandonnée
Vole mollement
Comme un pétale fané.
Vagues
Violines
De la lavande
Moutonnant
En une houle
Qui enivre
Les champs
Abstinents.
Touffeur agaçant
Les corps en quête du baume
Souverain de l’eau.
Au mitan du jour,
Peaux écorchées aux feux
De l’été se consument.
Enfançon d’oiseau,
Petit merle, casaque
De plumes bises.
Temps des talons en
Sang, suppliciés sur l’autel
Des dieux de l’été.
Petit diabolo,
Grenadine et menthe à l’eau,
Lunettes et chapeau.
Boire avidemment
Au ciboire du soleil, de
Son or se gorger.
Scruter la nappe
Blanche du ciel, guetter les ocres,
Les oranges, l’été.