Généalogie
Le Stromboli
Gronde
Son unisson
Et mêle
Son râle
Aux cieux,
Légataires
De son répons
Fiévreux.
Le Stromboli
Gronde
Son unisson
Et mêle
Son râle
Aux cieux,
Légataires
De son répons
Fiévreux.
Ce temps
Incertain
Sur le seuil
Duquel
Je reste,
Une croisée
Des chemins,
La volière
Bruisse
Du souvenir
Perdu
Des oiseaux
Déjà trop
Loin.
De leur
Migration,
Ils reviendront,
Ils me prieront
De prendre
Mon envol,
Il me faudra
Enfin
Les écouter.
Temps des corps las qui
Comme voiles carguées s’affalent
Au creux des sofas.
Carroyage des peaux
Imprudentes qui s’immolent au
Soleil de midi.
Le jardin est
Une volière,
Les fleurs pépient,
Une plume abandonnée
Vole mollement
Comme un pétale fané.
Vagues
Violines
De la lavande
Moutonnant
En une houle
Qui enivre
Les champs
Abstinents.
Touffeur agaçant
Les corps en quête du baume
Souverain de l’eau.
Au mitan du jour,
Peaux écorchées aux feux
De l’été se consument.
Enfançon d’oiseau,
Petit merle, casaque
De plumes bises.
Temps des talons en
Sang, suppliciés sur l’autel
Des dieux de l’été.