ce que vos yeux vairons

Catégorie: été

Trois vers en triangle

Sous la coule du
Chapeau de paille pointu
Je fais la patelle

Cheveux d’ange

Poussière sur les
Blés. Les cinéraires sont
Ils d’or sous le gris

La visite

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Eden

Un rêve de guêpe
Aussi douce que l’agneau
Le loup, fait abeille

Papier mâché

Merveille, alvéole,
Berceau plus léger que l’air,
Solive de salive

Sous la lambourde bourdonnante

Longues pattes des
Polistes, ballet bayadère,
Petites ouvrières

De l’autre côté du mur

L’air chaud gondole les images de la rue,
Qui s’articulent, comme les panneaux d’un paravent
Un oiseau, époumoné, son cri, le silence, motif répété, da capo,
Je pense aux plis du corps d’un accordéon, aux plaquettes
D’un éventail, qui s’ouvre, et de referme brusquement, impuissant,
Une voiture fend l’impression, comme le vent dissiperait les spires d’une fumée qui monte, l’ouvre ainsi qu’un fruit mûr, une grenade, des crevures de laquelle les grains roulent, emportant avec eux le mirage, dans un bruit de bête mugissante, que la climatisation enroue
Au loin, la teinte du son de la cloche qui se fêle

Sans maison

En été, chaud, froid
En hiver, isotherme,
La misère, l’homme nu

Voyant une grande bleue sur une vitre

Fabriquer une anche
Un peigne, aux dents fines, un papier de soie
Mon frère subtilise une feuille de Rizla Croix dans le carnet de notre grand-père
Le dispositif vibre entre nos lèvres, nous bourdonnons comme des mouches, éclats de rire

Le ciel en pétale de pivoine sur le chat en forme de point d’interrogation

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