Papier mâché
Merveille, alvéole,
Berceau plus léger que l’air,
Solive de salive
Merveille, alvéole,
Berceau plus léger que l’air,
Solive de salive
Longues pattes des
Polistes, ballet bayadère,
Petites ouvrières
L’air chaud gondole les images de la rue,
Qui s’articulent, comme les panneaux d’un paravent
Un oiseau, époumoné, son cri, le silence, motif répété, da capo,
Je pense aux plis du corps d’un accordéon, aux plaquettes
D’un éventail, qui s’ouvre, et de referme brusquement, impuissant,
Une voiture fend l’impression, comme le vent dissiperait les spires d’une fumée qui monte, l’ouvre ainsi qu’un fruit mûr, une grenade, des crevures de laquelle les grains roulent, emportant avec eux le mirage, dans un bruit de bête mugissante, que la climatisation enroue
Au loin, la teinte du son de la cloche qui se fêle
En été, chaud, froid
En hiver, isotherme,
La misère, l’homme nu
Fabriquer une anche
Un peigne, aux dents fines, un papier de soie
Mon frère subtilise une feuille de Rizla Croix dans le carnet de notre grand-père
Le dispositif vibre entre nos lèvres, nous bourdonnons comme des mouches, éclats de rire
Claire-voie des doigts
Devant le regard. Rougie,
La ligne de vie
Hier, polynésienne. La ruelle
Le tiaré
Aujourd’hui, vent frais, mais tiède, nous sommes en juillet
La laverie, porte grande ouverte, comme ces échoppes médiévales, aux éventaires qui débordent sur la chaussée
Un homme attend sur une chaise, un bidon bleu, à son côté
Vent frais
Une seule machine tourne, par le hublot, un brassin de linge, l’écume blanche de la mousse
Ils se font face.
L’un somnole, l’autre roule son oeil énorme de Cyclope
Une odeur de lande sur la mer, stylisée, des rangs de fils où des draps se soulèvent, voiles carrées, ou latines, flotille d’une lessive idéale, qui sèche, au vent
La machine finit son cycle, l’homme se lève.
Une femme entre, un gros sac de vêtements, et pendu au bout du bras, un bidon, d’une couleur inusitée.
Je reviendrai sur mes pas