Torrentiel

Le torrent, rougi
À la fluorescéine
Du soleil couchant
Sous l’éponge bayadère,
Je somnole, et nous roulons.
L’ombre des rayons du soleil
Se superpose à celle qui sourd
Du tissu et m’encage, à l’arrière
D’autres taches sombres, rondes
Et dansantes, les silhouettes des feuilles
Et des arbres, un stroboscope, jaune,
Et chaud, sur mon visage
Dans mon demi-sommeil, et la torpeur,
Les platanes du bord de la route
S’abattent, au fur et à mesure
De notre avancée, leur révérence
« Je suis une Majesté »
Une brume, entre les longues plates-bandes
Des blés, aplats de poussière jaune, uniformes, les épis,
Une bruine rouge et lin, bleuets, et coquelicots, pétéchies
Rouge/cyan
Le soleil qui au couchant dans la mer
Périclite, brasille
Chintz rosé, de la joue d’un bébé,
Au-dessus de sa lèvre, une coquille
Minuscule, où brille, transparent,
L’orient d’une goutte d’eau
Mon visage, en reflet infime, sur la surface
Miroitante de la petite sphère