Trois degrés
L’été, lexique de
Grand brûlé, frisson dernier
De la fleur, qui fane
Les bruns et les gris.
Une tranche de pain, garrigue,
Le couteau craque. Je romps
Un récitatif
Combustion spontanée de
La voix qui s’éteint
L’été, lexique de
Grand brûlé, frisson dernier
De la fleur, qui fane
Les bruns et les gris.
Une tranche de pain, garrigue,
Le couteau craque. Je romps
Un récitatif
Combustion spontanée de
La voix qui s’éteint
Carré couleur sel
La maison, carré couleur
Bleu ciel, le ciel
Tout est question d’angle, de distribution de la lumière, un épais verre de mineur, café marron, sucre en ciment, sa taille diamant, et la cuillère de gros fer, ouvrir, baisser le volet, jeu de rideau, laisser le soleil faire, autour, sur la table, lettrines dansantes, attendre, un rayon sorti du prisme, Arcopal, arc-en-ciel, et le verre devient sulfure, cristal de Saint-Louis.
Du crépon, du papier froissé, les immortelles, le craquelé, raku des lèvres sèches, l’herbe devient foin, et la terre à nue, qui se morcelle, entre les mottes, des balafres, soleil pirate.
Des morceaux de bouteille, sur le bas-côté, et soudain, la route se met à miroiter, l’arbalète se tend jusqu’à mon oeil, le verre d’un carreau
Une pétéchie, un rayon, et moi, avec mon filet à papillons, ses mailles trop lâches, au travers desquelles tout coule, rouge, et sombre, et parfois, furtif, au fond de la battée, un caillou plus clair, du sable, et sa lumière.
Je monte, l’étang.
Retrouver plus noir que tes eaux.
La lame d’un couteau qui tranche, à tort et à torrent, de la chair de grès, ses varices rouges dans le courant, des touffes de fougères, une paille de feuilles rousses et sèches.
L’hiver, là-haut.
La forêt se décharne.
Le froid, sa lèpre, tout tombe en morceau.
Puis viendra la neige.
Elle se posera, comme un pansement.
Plus d’ulcération, cette misère qui fait du vallon un écorché.
Un dément de Brueghel.
La neige mettra fin à l’infection.
La neige.
Tout s’apaise.
La neige, sa main douce, sur la forêt, ses écrouelles.
Je m’étais mise à
L’abri de vous, cher soleil,
Votre patience, me