ce que vos yeux vairons

Catégorie: été

Illusion d’optique

Tout est question d’angle, de distribution de la lumière, un épais verre de mineur, café marron, sucre en ciment, sa taille diamant, et la cuillère de gros fer, ouvrir, baisser le volet, jeu de rideau, laisser le soleil faire, autour, sur la table, lettrines dansantes, attendre, un rayon sorti du prisme, Arcopal, arc-en-ciel, et le verre devient sulfure, cristal de Saint-Louis.

Le baume, la pluie

Du crépon, du papier froissé, les immortelles, le craquelé, raku des lèvres sèches, l’herbe devient foin, et la terre à nue, qui se morcelle, entre les mottes, des balafres, soleil pirate.

Eclipse

Des morceaux de bouteille, sur le bas-côté, et soudain, la route se met à miroiter, l’arbalète se tend jusqu’à mon oeil, le verre d’un carreau

« Parallaxe », sourire

Jpeg

Jpeg

Pêcher

Une pétéchie, un rayon, et moi, avec mon filet à papillons, ses mailles trop lâches, au travers desquelles tout coule, rouge, et sombre, et parfois, furtif, au fond de la battée, un caillou plus clair, du sable, et sa lumière.

Schwarzkalt

Je monte, l’étang.
Retrouver plus noir que tes eaux.
La lame d’un couteau qui tranche, à tort et à torrent, de la chair de grès, ses varices rouges dans le courant, des touffes de fougères, une paille de feuilles rousses et sèches.
L’hiver, là-haut.
La forêt se décharne.
Le froid, sa lèpre, tout tombe en morceau.
Puis viendra la neige.
Elle se posera, comme un pansement.
Plus d’ulcération, cette misère qui fait du vallon un écorché.
Un dément de Brueghel.
La neige mettra fin à l’infection.
La neige.
Tout s’apaise.
La neige, sa main douce, sur la forêt, ses écrouelles.

Voilà

Je m’étais mise à
L’abri de vous, cher soleil,
Votre patience, me

« Fields of barley »

Ce sont, aux arbres,
Feux immobiles du soleil
Assoupi. Lampions.

Derme, et puis derme

Tu rougis, soleil.
Est-ce de nous voir ainsi, fruits
Pâles, et engourdis.

Legs, octobre

Midi au ciel haut.
Le soleil, sa foison, son
Savon sur ma peau.