« Fields of barley »
Ce sont, aux arbres,
Feux immobiles du soleil
Assoupi. Lampions.
Ce sont, aux arbres,
Feux immobiles du soleil
Assoupi. Lampions.
Tu rougis, soleil.
Est-ce de nous voir ainsi, fruits
Pâles, et engourdis.
Midi au ciel haut.
Le soleil, sa foison, son
Savon sur ma peau.
De geste. La geste,
De Roland, et les autres.
Aussi. Vladimir,
Et puis il y a ceci.
Je crois qu’il chante la même chose.
Du français, et quand bien même.
La mélodie reste la même.
Et d’abord, trouver
L’enchanteur, éprouver ses
Sorts, et se laisser
La pomme oubliée,
Brune et vernissée, comme la
Terre du compotier.
Le soleil est un
Fruit mûr, c’est maintenant qu’il
Faut le mordre à
Philippe vidant sa maison.
– Tu veux quelque chose ? Prends ! me dit-il en me tendant d’autorité une pile de livres.
Un legs de raison, il me connaît.
– Le piano, tu me le prendrais ?
Où mettre l’instrument, je n’ai pas la place, et j’ai surtout des voisins…
La raison.
– Laisse le chez les parents, en attendant… Je n’ai jamais dépassé le stade de la méthode Rose, alors, le concours Marguerite Long …
– Tiens, une machine à coudre, récupère la …
Je pose la pile de livres, je m’assois, et je le regarde.
Rires.
Rire, de plus en plus fort.
– Ben, quoi, elle est encore très bien, regarde, me dit-il en soulevant le capot.
Philippe, camelot.
Et moi, piètre couturière.
– T’as pas plutôt une bière ?
Il fait chaud, et j’ai esquivé, pour la Singer.
L’été, le pays des élytres, les ailes-vitrail des cigales, leur hymne stridulé au sommet d’une hampe, le mât d’un olivier.
Je fais les poches au
Soleil, sa petite monnaie
Au chaud dans mes mains.