ce que vos yeux vairons

Catégorie: été

« Fields of barley »

Ce sont, aux arbres,
Feux immobiles du soleil
Assoupi. Lampions.

Derme, et puis derme

Tu rougis, soleil.
Est-ce de nous voir ainsi, fruits
Pâles, et engourdis.

Legs, octobre

Midi au ciel haut.
Le soleil, sa foison, son
Savon sur ma peau.

Une chanson

De geste. La geste,
De Roland, et les autres.
Aussi. Vladimir,

Et puis il y a ceci.

Je crois qu’il chante la même chose.

Du français, et quand bien même.

La mélodie reste la même.

Ensorceler

Et d’abord, trouver

L’enchanteur, éprouver ses

Sorts, et se laisser

Bonne à jeter

La pomme oubliée,

Brune et vernissée, comme la

Terre du compotier.

 

Pleines dents

Le soleil est un

Fruit mûr, c’est maintenant qu’il

Faut le mordre à

Les greniers, notre mémoire

Philippe vidant sa maison.
– Tu veux quelque chose ? Prends ! me dit-il en me tendant d’autorité une pile de livres.
Un legs de raison, il me connaît.
– Le piano, tu me le prendrais ?
Où mettre l’instrument, je n’ai pas la place, et j’ai surtout des voisins…
La raison.
– Laisse le chez les parents, en attendant… Je n’ai jamais dépassé le stade de la méthode Rose, alors, le concours Marguerite Long …
– Tiens, une machine à coudre, récupère la …
Je pose la pile de livres, je m’assois, et je le regarde.
Rires.
Rire, de plus en plus fort.
– Ben, quoi, elle est encore très bien, regarde, me dit-il en soulevant le capot.
Philippe, camelot.
Et moi, piètre couturière.
– T’as pas plutôt une bière ?
Il fait chaud, et j’ai esquivé, pour la Singer.

Les dentelles de Montmirail

L’été, le pays des élytres, les ailes-vitrail des cigales, leur hymne stridulé au sommet d’une hampe, le mât d’un olivier.

Butin

Je fais les poches au

Soleil, sa petite monnaie

Au chaud dans mes mains.