Ciel en pétale de pivoine

Jpeg
Claire-voie des doigts
Devant le regard. Rougie,
La ligne de vie
Hier, polynésienne. La ruelle
Le tiaré
Aujourd’hui, vent frais, mais tiède, nous sommes en juillet
La laverie, porte grande ouverte, comme ces échoppes médiévales, aux éventaires qui débordent sur la chaussée
Un homme attend sur une chaise, un bidon bleu, à son côté
Vent frais
Une seule machine tourne, par le hublot, un brassin de linge, l’écume blanche de la mousse
Ils se font face.
L’un somnole, l’autre roule son oeil énorme de Cyclope
Une odeur de lande sur la mer, stylisée, des rangs de fils où des draps se soulèvent, voiles carrées, ou latines, flotille d’une lessive idéale, qui sèche, au vent
La machine finit son cycle, l’homme se lève.
Une femme entre, un gros sac de vêtements, et pendu au bout du bras, un bidon, d’une couleur inusitée.
Je reviendrai sur mes pas
Le torrent, rougi
À la fluorescéine
Du soleil couchant
Sous l’éponge bayadère,
Je somnole, et nous roulons.
L’ombre des rayons du soleil
Se superpose à celle qui sourd
Du tissu et m’encage, à l’arrière
D’autres taches sombres, rondes
Et dansantes, les silhouettes des feuilles
Et des arbres, un stroboscope, jaune,
Et chaud, sur mon visage
Dans mon demi-sommeil, et la torpeur,
Les platanes du bord de la route
S’abattent, au fur et à mesure
De notre avancée, leur révérence
« Je suis une Majesté »