ce que vos yeux vairons

Catégorie: été

Cherche-midi

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De loin, de près

Une brume, entre les longues plates-bandes
Des blés, aplats de poussière jaune, uniformes, les épis,
Une bruine rouge et lin, bleuets, et coquelicots, pétéchies

Les eaux, damassées

Rouge/cyan
Le soleil qui au couchant dans la mer
Périclite, brasille

Sueur, détail

Chintz rosé, de la joue d’un bébé,
Au-dessus de sa lèvre, une coquille
Minuscule, où brille, transparent,
L’orient d’une goutte d’eau
Mon visage, en reflet infime, sur la surface
Miroitante de la petite sphère

Trois degrés

L’été, lexique de
Grand brûlé, frisson dernier
De la fleur, qui fane

Les bruns et les gris.
Une tranche de pain, garrigue,
Le couteau craque. Je romps

Un récitatif
Combustion spontanée de
La voix qui s’éteint

Nicolas de Staël

Carré couleur sel
La maison, carré couleur
Bleu ciel, le ciel

Le rideau de perles

Jpeg

Illusion d’optique

Tout est question d’angle, de distribution de la lumière, un épais verre de mineur, café marron, sucre en ciment, sa taille diamant, et la cuillère de gros fer, ouvrir, baisser le volet, jeu de rideau, laisser le soleil faire, autour, sur la table, lettrines dansantes, attendre, un rayon sorti du prisme, Arcopal, arc-en-ciel, et le verre devient sulfure, cristal de Saint-Louis.

Le baume, la pluie

Du crépon, du papier froissé, les immortelles, le craquelé, raku des lèvres sèches, l’herbe devient foin, et la terre à nue, qui se morcelle, entre les mottes, des balafres, soleil pirate.

Eclipse

Des morceaux de bouteille, sur le bas-côté, et soudain, la route se met à miroiter, l’arbalète se tend jusqu’à mon oeil, le verre d’un carreau