« Parallaxe », sourire

Jpeg
Une pétéchie, un rayon, et moi, avec mon filet à papillons, ses mailles trop lâches, au travers desquelles tout coule, rouge, et sombre, et parfois, furtif, au fond de la battée, un caillou plus clair, du sable, et sa lumière.
Je monte, l’étang.
Retrouver plus noir que tes eaux.
La lame d’un couteau qui tranche, à tort et à torrent, de la chair de grès, ses varices rouges dans le courant, des touffes de fougères, une paille de feuilles rousses et sèches.
L’hiver, là-haut.
La forêt se décharne.
Le froid, sa lèpre, tout tombe en morceau.
Puis viendra la neige.
Elle se posera, comme un pansement.
Plus d’ulcération, cette misère qui fait du vallon un écorché.
Un dément de Brueghel.
La neige mettra fin à l’infection.
La neige.
Tout s’apaise.
La neige, sa main douce, sur la forêt, ses écrouelles.
Je m’étais mise à
L’abri de vous, cher soleil,
Votre patience, me
Ce sont, aux arbres,
Feux immobiles du soleil
Assoupi. Lampions.
Tu rougis, soleil.
Est-ce de nous voir ainsi, fruits
Pâles, et engourdis.
Midi au ciel haut.
Le soleil, sa foison, son
Savon sur ma peau.
De geste. La geste,
De Roland, et les autres.
Aussi. Vladimir,
Et puis il y a ceci.
Je crois qu’il chante la même chose.
Du français, et quand bien même.
La mélodie reste la même.
Et d’abord, trouver
L’enchanteur, éprouver ses
Sorts, et se laisser
La pomme oubliée,
Brune et vernissée, comme la
Terre du compotier.