ce que vos yeux vairons

Catégorie: été

« Parallaxe », sourire

Jpeg

Jpeg

Pêcher

Une pétéchie, un rayon, et moi, avec mon filet à papillons, ses mailles trop lâches, au travers desquelles tout coule, rouge, et sombre, et parfois, furtif, au fond de la battée, un caillou plus clair, du sable, et sa lumière.

Schwarzkalt

Je monte, l’étang.
Retrouver plus noir que tes eaux.
La lame d’un couteau qui tranche, à tort et à torrent, de la chair de grès, ses varices rouges dans le courant, des touffes de fougères, une paille de feuilles rousses et sèches.
L’hiver, là-haut.
La forêt se décharne.
Le froid, sa lèpre, tout tombe en morceau.
Puis viendra la neige.
Elle se posera, comme un pansement.
Plus d’ulcération, cette misère qui fait du vallon un écorché.
Un dément de Brueghel.
La neige mettra fin à l’infection.
La neige.
Tout s’apaise.
La neige, sa main douce, sur la forêt, ses écrouelles.

Voilà

Je m’étais mise à
L’abri de vous, cher soleil,
Votre patience, me

« Fields of barley »

Ce sont, aux arbres,
Feux immobiles du soleil
Assoupi. Lampions.

Derme, et puis derme

Tu rougis, soleil.
Est-ce de nous voir ainsi, fruits
Pâles, et engourdis.

Legs, octobre

Midi au ciel haut.
Le soleil, sa foison, son
Savon sur ma peau.

Une chanson

De geste. La geste,
De Roland, et les autres.
Aussi. Vladimir,

Et puis il y a ceci.

Je crois qu’il chante la même chose.

Du français, et quand bien même.

La mélodie reste la même.

Ensorceler

Et d’abord, trouver

L’enchanteur, éprouver ses

Sorts, et se laisser

Bonne à jeter

La pomme oubliée,

Brune et vernissée, comme la

Terre du compotier.