ce que vos yeux vairons

Catégorie: feu

Chat, messe basse

Son oeil,
Atoll et lagon
Le dit,
Que ta main
Flabellum
Palme
Dans ma pelisse,
Carde le feutre
L’armure de feu
La cotte de yak
Tape sur ta machine zip
Sur mon échine la fermeture éclair
Couds~la,
Que je me promène
Sphinx aride
Lapin équarri léger
Parmi la fournaise,
Mais ours roussi,
Chèvre mohair
À l’indéfrisable,
Gommeux gominé,

Je fais la plante verte, rejoins l’oasis lazaret, l’électuaire de l’ombre, port en eaux profondes, et fraîches, cognassier mon ami

Si j’étais Thomas Pesquet

Par la bulle de mon
Hublot-écran-de-télé,
Je regarderais,
Au théâtre de
Ce soir, non pas Les Feux de
L’Amour, mais de la
Saint-Jean,
Les bûchers brûler,
Société Anonyme,
Soleils de nuit

La plage

Ils flottent, Benjamin
Dans Le Lauréat
, mer, rouge,
Orgue de Barbarie

Paraison

Gel noir torrent hache
À l’obsidienne qui fend la
Forêt ossements

Mirage

Argent, transparents,
Ripple-marks de l’air, chauffé
À blanc. Rives du rêve

Lucernaire

La nuit, sur la forêt. Au désert de l’arbre,
L’oiseau anachorète, cantor d’une église endormie,
La branche où il officie est une scène vide,
Son chant s’égrène, grains noirs d’un chapelet de buis
O solitude

Velcrocs sur les vitres

Velours, dix doigts froids
En crochet, limaille de
Peau sur les carreaux

Au premier degré

Il fait chaud, plus encore, à l’adverbe, extrêmement, vous verriez les marques, empreintes digitales encrées à la sueur, la colonne de mercure qui semble léviter, le billot, ses branchies d’écorce grand ouvertes sur l’été, vous sentiriez, et vos yeux, qui lisent, desquament.

Eclipse

Des morceaux de bouteille, sur le bas-côté, et soudain, la route se met à miroiter, l’arbalète se tend jusqu’à mon oeil, le verre d’un carreau

Carroyage

Une paraison, qui coule sur mon dos, les cisailles du soleil, et la peau se marbre là où l’arbre n’a pas tendu son velum. Je ne bouge pas. L’arbre non plus. L’entêtement.