ce que vos yeux vairons

Catégorie: feu

Soudure à l’arc

Les doigts

En claire-voie,

Je fixe

Le ciel,

L’éclat d’un

Premier rayon

De soleil

Qui crève

Et flétrit

De son chalumeau,

La peau

De la nuit

Qui s’éteint.

Papier crépon

Cahier ouvert de

Sa peau, le soleil en cent

Lignes crevassées.

Le voile de la mariée

Nouvelles nées et
Déjà sèches, fleurs de papier
Crépon du pommier.

Outback

Les poussières et la
Sueur de votre Akubra,
Pendues à un clou.

Le daim d’une peau

Brandie
Vers
Le soleil,
Comme
Un étendard,
Une main.
En son bout,
L’éventail
Des doigts
Qui s’écarquillent,
Le paravent
D’un poing,
Moucharabieh
Contre ses feux.
Lui laisser
Le temps.
De poser
Sur un bras,
D’une flétrissure,
L’ombre
Et l’émail.
Son sceau
Rougi.
L’empreinte
De sa brûlure.

Burning man

Quand crèveraient sous
Mes pieds, comme un fruit trop mûr,
L’ombre et les regrets.

VLT, T for tree

Passer ses
Branches
Dernières.
Soulever ses
Feuilles
Faîtières.
Ouvrir
Une lucarne
Où ne pousse
Pas de vitre.
Entrer
Là où
La toile
D’une nuit
Sombre
De ses gris
Jusqu’en
Ses cendres.
Et regarder
S’ouvrir
L’étole,
Le front brûlé,
Des pétales
Premiers
D’une jeune étoile.

Australe

Hedda en son Hoc,
Contre un vent soufflant son Horn,
Son déchaînement.

o

Hedda à la lessive. Les larmes coulaient. Son long patin d’acier filait sur les nuages. Les forces en présence s’annulaient. Mais elle reculait devant le point d’équilibre.

Le choix des armes

Lèvres hérissées,
De poils embarbelées,
Qui halètent,
Bouche noyée,
Sur l’estoc
Lisse
Et clair,
D’un sabre
Dégainé.