Le jour sur la ville

Ont~ils détaché
Du bourdon
Le sourd battant humain,
Quasimodo as~tu du coeur ?
Son aire, entre parvis
Et le ciel barreaudé par les nuages,
Ici les gargouilles facétieuses,
D’autres en bas,
L’imperméable
Sur le Tschäggättä,
Mais il ne pleut pas,
Glisse sur la peau d’ours
Et le faciès,
Cloche au poing
Il parle à son frère d’en haut,
Un oiseau à l’écart à la chainse noire
Lui porte la bonne parole,
Un épi de sarrasin,
Un ami ne ferait pas moins,
Dans le lointain,
La harangue
Du marchand d’oublies,
Tout s’achète et se vend,
Mais le vent sur toi
A passé le rabot
Gibbeux tu demeures,
Et emporte de toi
Le plus précieux,
L’étiquette du prix
Ce qu’un simple fil
Et son maillage de fer,
De l’air et une résille
À la copie d’une toile d’araignée
Consacre,
Le contraire de ce que l’épeire
Tisse,
La raideur,
Limes là où il suffirait
D’une simple haie,
Dense,
Qu’y nichent
Les moineaux
À peine plus haut
Que cela, tu vois,
Que le chat saute,
Retombe sans sa proie,
Que l’aubépine
Fleurisse
De part et d’autre
Des parcelles,
Et que ses fruits
Se donnent
En sacrifice
Sans distinction,
La clôture est stérile
Un fil gainé de vert
Qui se fond
Dans le paysage,
Comme le nez
Au milieu de la figure,
On s’y accroche,
Espérer que le lierre
Fasse son oeuvre,
Occupe le vide
De ses lianes,
Ponce les aspérités
Des ans,
Remaille ce bas en boa
Qui étrangle
Le jardin,
Et l’isole
Des vivants