ce que vos yeux vairons

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Minnesänger

Il aura fallu
Qu’il travaille à sa vigne,
En tombe.
Pour que je rejoigne
La nef remisée,
Et que du vitrail occulté
Dans le choeur,
Ses azur et or,
Comme fauchés
Par le rateau des tubulures,
Buffet aussi simple
Qu’un deux~corps,
Monte
Moitié soleil
Moitié sourdine,
La pièce qui remue,
Le sel aux yeux,
Sur l’assemblée
Et le ciel d’après-midi,
Par la porte qui bée
Sur le côté,
Et carrelle de jaune
Un ou deux rangs
De têtes neige,
Et voussées
~Comme un souffle fragile~
Un bouquet de voix qui se fêlent,
Mais douces,
Elles sont soeurs,
Et frères
Du gisant,
Chorales,
Deux jeunes gens,
Retirent ton masque de fer,
L’ébarbent et le lissent
Ce qu’ils disent est doux,
Et je découvre,
Celui sous le rustre boisseau,
Or et Mycènes

Pour Marcel C.

Forêt Noire

L’éphéméride

À l’enfant du jour
Montmirail~Montmajour
Fuseaux de calcaire
Dentelle,
Soyeux ruban
Sabré,
Velours où
Miroite
Le soleil,
Auréole
La joyeuse tête
Ornée,
Et son précieux
Atour,
Le sourire

Pour I.

Les ombrelles

Table de jeu

Il y a celui qui sans semonce s’abat

Sabords ouverts sur le jour
Sûr de la défaite
Celui qu’une main adverse renverse, point final,
Choquant la pièce avec
Un bruit mat
Couvert de cendre un fou errant
Sur la ruine
Carcasse fumante d’une cavale,
Cavalier désarçonné,
Et pavage de Penrose
Miroitant,

Tomettes d’ombre

Et de lumière

Etirées

Au sortir du rêve

Et de son boyau sombre

Damier

De pépins clairs et charbon

Pastèque et melon

Et les joueurs

Front renversé

Comptant les fêlures

Comme sur le champ de bataille

Tablier en sang,

Outils contondants

De soucieux barbiers

Aria

Bébé au berceau
Son babil de fontaine
Au patio

Roulement à bille

Narcisse

Couture floue

Raccommodage
L’écume d’un nuage
Tombe, fil de la pluie

Les brumes