ce que vos yeux vairons

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Pruine et rose

Jongleur

Sur l’ongle du pied de l’arbre à coings, un point parme

Immobile bille lilas, l’arbre dribble

Avec la minuscule pousse d’un crocus

Cendre de rose

Rose des sables

Portrait en pied

Accoudée à la margelle de son monticule

Mi~femme, mi~faune, Winnie des profondeurs, la taupe

 

Sur l’étang

Bandelettes des boues,

Sa matrice que le soleil lèchera,

Le nénuphar sort

De son antre monte,

Échelle,

Un cordon de bulles,

Que fumeur vert,

Un crapaud lache

Par intervalles,

Et se pose,

Auxiliaire de l’ascension

Sous son pied,

Succède

Aux marches soyeuses

De la vase,

Un premier degré

Blond de lumière ,

Où s’épanouit sans un cri

La fraise ivoire

De la fleur,

Son moïse,

Un reflet pris

Entre deux plis

De l’eau

Coton le lange

L’écharpe qui se penche,

Nuage

 

Sous la glace

Lune

Comptine

Taupe à sa fenêtre

Les pieds sur terre, le nez dans les étoiles

Nymphéa

Cristata,

Vertige

Comptine, sens dessus dessous

Masseur sous terre

Accordeur de piano

La patte d’un moineau sur le dos rond du tunnel,

Princesse au petit pois

En registre entre l’altération qui sautelle,

La taupe voit juste,

Fait grise mine

Acmé

La clef tombe

La voûte en dents de scie déraille,

L’oiseau n’a pas l’oreille,

Mais ouvre une  cheminée

Lunettes de soleil