Les martinets
Ont mis les voiles
Ceux qui restent, noirs
Le ciel leur linceul
Et son veuvage,
Crêpe des nuages
Le soir
Sans leur nuée, cris stridents
Cour d’école, l’été
Cesse ta fantasia
Ne caracole Amok
Les champs foulés d’amarante
Les vendanges folles des désarçonnés dont les lymphes
Au soleil rouillent les herbes rases
Un cavalier étendard pendu
Par l’étrier
Soc de charrue que tu traînes
Taon dans la crinière tu l’ébroues
Valdingue l’insecte casqué sur ton dos,
Loin
Et demi-tour sur l’impudent
Ô Dieux, Pluie, Soleil
Toi, Brume, pour l’égarer dans ton dédale ?
Et toi, Pluie te mêler au vin herbé pour laver les plaies mêlées de crin
Toi, Phare, et Feu et Bois, déchausse les fers,
Lave les pieds,
La robe fumante,
Tunique de Miura qui luit
Et tremble,
Ta Parole licole
Un corps dégondé
Ta Main sur le chanfrein,
L’épine du coeur
Émaux cloisonnés,
Cheval,
Plus rien ne lui
Est accolé
En le cerf le sanglier cygne grand tétras
La prunelle escarboucle en le poids plume
Du passereau enclose
Passées la cerise et la prune
Le dégât d’une patte, d’une aile brisée
Dans la boîte à chaussures
Papier de soie,
Martinet navré,
Et là
Bout de plaid dans une tasse à moka,
Un petit écureuil à la coque
Frais du jour,
Entre la bourrasque et la grêle,
La laisse sur le pavé
Soin du saunier,
Sa fleur de sel,
Rebouteux à oiseaux
Bonne fée
Maman Barberin
Pour acajou Hazel
Chaos de grès, écrasant quartier impérial
La voûte pavée de verre, soleil à la loupe
Souviens~toi des bains omeyyades
Vers la Voûte Étoilée, Koechlin
Sous la serre surchauffée de l’Est, un point d’eau
Tête d’épingle et son filet que tête
Le troupeau sans nombre ni berger
Vert mousse fontaine Wallace gloussant où ?
Frais patio andalou
Devant le kiosque à journaux
Le mutique mendiant tend le bras sans trêve son sémaphore
Vers un rayon invisible mon angle mort
Oui da, un homme bon trois fois rien paie Commercy
À la main
Lui donne, ô ville des mille et une nuits noires châsse de papier cristal
Le paquet de madeleines rouge et or