ce que vos yeux vairons

Catégorie: Non classé

Sillon

Ceux qui sèment
Lisent en lui à livre ouvert
Ont un petit grain

21

Au saint héliophore
Du jour nourri de l’été
Le sommeil n’y nuit

À mon Amour

Berger

Du roseau qui n’est
Nénuphar
À l’heure du soir
Dilué roi,
Comme une fleur
Goutte
Il le note,
Sans le contrefort
D’un mot
Un rose do,

Lavabo

Traînée de poudre
Noir le papillon de nuit
Pommeau et la pluie

Vitrail et poussière

Vert à moitié peint
Dans le vide entre les pierres,
Pas japonais

Santé

Donne à boire à la statue, elle est de pierre
Sèche
Elle a le cœur lourd car les côtes qui l’enserrent
Sont de même matière et l’air qu’elle respire
Rare
Les oiseaux lui tiennent chaud, elle ne leur en tient
Rigueur
Eternelle immobilité de mime des rues
Elle voudrait rire aux éclats, éternuer
Parce que le verre d’eau tendu est trop frais

Guérison

Intelligence du préleveur qui voit l’if
S’avancer pour donner son sang. Vénéneux
Pour tous. Mais pour un, passé par le mortier creux,

Or, moins la scorie

Fleur et son ombre

Proxima du Centaure

Aimer son prochain même lointain après tout
Est question d’effet papillon abolition
De la distance l’inconnu est ton voisin

Élégance Kronos

Créole
Ne pas redisposer les lettres en
L’anagramme parfaite
Garder ce qui boucle
L’infime éclat au lobe de l’oreille
Suspendu à l’instant du soleil
Il n’y a pas le ruban
Qui rempare le chignon
De reflets de soie,
Ni la parole qui cascatelle

Le long du Rhône

L’accent de l’enfance par le temps éboulé

Mais les mailles du filigrane entretoisées

Serrant entre elles un damier

D’émail,

Tomettes qui répondent

Aux pommettes qui sourient,

Ô poissardes si jolies

L’habit ne fait pas le moine,

Le nom est commun,

Flétrit le corps du bijou,

Moins poignant

Par les temps qui courent

Que ceux qui sourdent

Meurtris en minces filets

Des coeurs,

Le désespoir,

Colère