Midi solaire
La petite araignée sur le front du scorpion
Pose dare~dare un linge frais, l’amitié
Huit pattes en flabellum sur celui qui chancelle,
Un tartine de Biafine pour le restaurer
La petite araignée sur le front du scorpion
Pose dare~dare un linge frais, l’amitié
Huit pattes en flabellum sur celui qui chancelle,
Un tartine de Biafine pour le restaurer
Dans la penderie,
La chaleur a fait tomber
Tous les habits,
À terre, les chats en fourrure
Immobile trapéziste
Se suspend aux cintres,
Et vapeur,
Et gouttelettes
Sur les visons charbon
Qui halètent,
Et elle,
Lourde,
Appuie sur les corps
Navrés,
Doucereuse,
Fait pencher
Tous les fléaux
De la balance,
Les chats,
In petto
Dorment
Entre les bras
Frais du rêve,
Renard
Des neiges,
Virgule,
Ils ne veulent pas
Tourner la poignée,
La tête blottie
Dans le museau.
Revenir
À la fournaise
Elle met la table sur un tabouret
Dans un galopin, quelques brins de basilic
En bouquet,
Deux œufs pris dans la gelée de l’aspic,
Ambre de la Baltique,
Un joueur de vielle à roue,
Martin Guerre,
Le calumet de la paix,
Midi
Le chat est tapi
Aplati sur le toit
Noir et gris
Tapis,
Son terrazzo de poil de yak
Inutile houppelande aujourd’hui
Il ouvre, immobile descente de lit léonine
Le museau,
L’espoir qu’un bourgeon de moineau
Y prenne racine,
Et baille,
Rêve de se jeter à l’eau,
Dans le bassin aux carpes
Où rien de blanc et rouge
Entre le pied aquatique des iris
Ne bouge,
Poisson~chat
En catimini
S’y glisser,
Un doigt de pied,
Pour la température,
La félicité