Trou en tronc

Vorace gueuse qui coule vers les bas-fonds
Alimenté sans trêve, four,
Modèle de prière perpétuelle,
Elle fait feu de tout bois, toi est son essence
De prédilection.
Elle pèse de tout son poids
Pour te lester
De son ancre.
Mais rouille,
Mesure du temps long
Consomme les maillons,
Teinte l’eau d’un bronze doré
Les poissons,
La tige envasée
Du nénuphar,
Naphte,
La bile
Passe par son intime
Charbon de bois,
Potable,
Atteint
La surface tranquille,
La transparence
Trouver le jardin côté jardin, la logique
Côté cour les oiseaux de haute et basse cour
La scène est vide Pavlov la claque applaudit
D’inaudibles lazzi,
Les personnages humains sont au magasin
Des décors,
Désincarnée, poudre d’os est la page blanche,
Les absences, entre les plis froissés
Les couches de sel
La barre si haut, que se perdent dans le bistre
Le coup d’œil, les clefs de voûte cathédrale
Saint~Étienne
Puis à Notre~Dame, surplombant le bénitier,
L’acte de baptême, le poème de Verlaine
Depuis hier brûle de nous une bougie
Maman a choisi une Sainte Thérèse
Familière
Sur le parvis les fumées, la joie des Grenats
Passés les carpes d’or et le long escalier
Le bon repas fumant la table ronde, Jeeves
Amour
Metz, 30 mai 2025
Le ciel bleu outre-mer, l’écument les nuages
Laine neige, les vagues moutonnent, la mer bleu ciel