02/03/2024, rue Taison

Une bulle de savon, transparent caméléon
L’Homme Vert
Et soudain le soleil, et son irisation
Lumière
À C.
Quand aucun être humain
Ne vous parle
Que ce qui vous touche
Vous blesse
Souvenez-vous des tout-petits
Qui bercent leur abandon
Le mors des barreaux de lit
Entre les dents
Le chat d’un roux passé,
Fantomatique
L’ombre lui tient lieu
De soleil
Et l’amour
Est une épice rare
Tenue au secret
Des nefs de vermeil,
Il mange des souris émaciées
Qui ne remplissent pas ses joues
Ses yeux d’une eau trop diluée
Émeraude charriée jusqu’à
Convenir à l’aquarelle
Ont été Veronese,
Il en reste quelque chose
Lorsqu’il s’applique
À vous poser
Sur la pointe
De son hameçon,
Et s’essaie au sortilège
Qui glisse
Sur le lisse caparaçon
De l’indifférence,
Alors il s’en va,
Famélique Werther,
Mais que juin te soit solaire,
Et ton pigment d’un vénitien
Profond,
Ô ce que peut une caresse,
Y voir la patte
D’Oncle Ho,
Être animal,
Quand parfois les hommes
Ne sont que des animaux

Le chat roux ne nous a toujours pas dit son nom
Bonbon de caramel cabossé est Werther


Des souterrains
Chtonien le lierre
Fait de l’arbre à coings
Son caducée
Applique son collier de chien
Autour du tronc
En colonne de Trajan,
Feuille à feuille,
Doreur à l’or
À l’étouffant pactole,
La vie et son reflet
Mitoyen,
Inextricables,
Sur les stèles
En déshérence
Jaillis des profondeurs
Et de la chaux,
Des arbres,
Frênes,
Et buis laissés en liberté,
Comme le marque-page
Posé dans le livre dit
Ici le temps s’est arrêté
Et mêmement se contredit
Tout est vert
Et refleurit
Jusqu’à la transparence
Du souvenir,
Flacon de sels respirés,
Qui reprend des couleurs,
Sa racine en pivot s’enfonce
Loin
À la recherche de l’eau,
Vivace