Coeur marshmallow
Crooner à violons
Voix velours soyeux de Lyon
Je sens pousser
Moulin et ses ailes
La corolle d’une jupe,
Que la danse
Gonfle,
Jeeves brosse son tuxedo,
Celui de Oncle Ho
Crooner à violons
Voix velours soyeux de Lyon
Je sens pousser
Moulin et ses ailes
La corolle d’une jupe,
Que la danse
Gonfle,
Jeeves brosse son tuxedo,
Celui de Oncle Ho
Jeeves sous ses airs de
Ne pas y toucher caresse
Le chat, nonchalant
Tout au fond du puits
Que tapissent les mousses
Son or vert, pièce d’eau
Beauté d’un calice
De lys, Délices de Tokyo
Jeeves aime Oncle Ho
Gravure,
Glaçon, glacier
Sur la face sulfurisée
Du papier.
Poser
Sur la tempe lourde,
La décalcomanie
Bleutée
Sur la veine
Et sa galerie,
En refroidir la lave,
Brùlure du froid,
Contre brûlure,
Le mot fond,
Lettre après lettre,
Le sillon frais
D’un linge,
La pluie
D’une gouttelette,
La pluie,
La pluie
Image d’Épinal
De la Provence de Pagnol
Mes lectures d’enfant
Défuntes,
Ici aussi
Les jardins que rien n’irrigue
Sont garrigues. Stein
L’oeil à la serrure
De la craquelure, les mots,
Sens dessus dessous
Après les plaies de
L’été, manquerait plus qu’une
Marée noire, mazout
Le bouquet défaillant
Ses tiges dans les souterrains
Verts du vase,
Lentilles d’eau
Qui croissent,
Le soleil, par les parois
De verre joue une partie
De mikado solitaire,
Un pétale de lys
Tombe,
Brouille
La bruine
Des paillettes
De pollen
À la rouille,
À la ronde arrêtée
Autour des pieds joints
Du vase,
Sarcophage ouvert
Sur le soir
D’une fleur