ce que vos yeux vairons

Réveil-matin

L’odeur du café
Fait son dessin animé
Un serpentin qui
Titille
Une narine
Qui ouvre
Un œil
Et s’étire,
”Petit-déjeuner”

Corderie

Tressé à celui
Des lys, le sillage du café
Noir et blanc, damier

”Qui va là ?”

Calice des lys
Blancs ouverts sur la nuit, sans
Les voir, l’odeur, phare

Rose au buvard

Remplir au feutre
Sans déborder, les contours
Enfance de l’art,
Véraison, maison
En olive noire, mauve
Au soleil changeant

Jpeg

Cendres, les silencieuses

La rue a livré
Son or, ses pierres au bûcher
De l’été, bois mort

Pain sur la planche

Paysage altéré
Hommes et bêtes à désaltérer
Recouvrer ses esprits, la sagesse

Paysage alterné

Lés blancs, maisons en
Os de seiche, lés rouillés de
L’herbe sèche, été

Juillet apprivoisé

Chaleur, en cheval
Cabré, retombe. Le jour est
Un petit âne gris

28 juillet

Rendez-vous, mais à
Quelle heure, avec les fleurs du
Jour, noor en bouquet

Ivresse des profondeurs

Nous sommes ces jours- ci
Ces poissons aux branchies, fond
De barque, débiles