Ivresse des profondeurs
Nous sommes ces jours- ci
Ces poissons aux branchies, fond
De barque, débiles
Nous sommes ces jours- ci
Ces poissons aux branchies, fond
De barque, débiles
Respirer du verre
Coupant, de la crémation
D’air. Juillet, chaleur
À chaque pion blanc son
Pion noir, graine de melon
En colocation
Demoiselle d’honneur
L’odeur, dans le sillage
De sa Majesté,
Miellée
Plus tu t’éloignes
Du point d’impact, plus la pointe
Du dard s’émousse
Dans ton souvenir
Sfumato l’abeille se
Dilue, infime
Moustique sur la peau,
La main,
En queue de vache
Bravache
La chasse.
(mon oeil)
Hier, son dard-dague
Peau, tunique de Déjanire
Hier, le poison,
Là l’arracher à
Grands lambeaux, affres longs
De la démangeaison
”Carrément méchante, jamais contente…”
Jeeves relativise
La petite souris
Sourit devant un anneau
De taralli au
Finocchio
Hier, brûlant, l’air
Je me suis écorchée par
Anticipation
Pour rien,
Précipitation.
Petit matin frais
Midi, matinal.
Le temps de mettre le four
Solaire en route