Sous la glace
Heure désertique air
Brûlant, la menthe, linge
Séché, feue poivrée
Heure désertique air
Brûlant, la menthe, linge
Séché, feue poivrée
Lire, vite, la couleur
De l’écusson à son cou,
Qui est-elle ? Jaune, blanc
Chaque fleur d’origan
Ferlée d’un papillon. Vent !
Sur la goélette
Ici
La radicelle
Le coup de hache dans la montagne,
Aussi fin qu’un cheveu
La route dévie
Le marchand de sable va passer
Vers un Rub al-Khali verdoyant,
Tout au bout,
Loin,
C’est rien du tout
Le caravansérail,
Le torrent,
La maison au coucou
Moteur coupé,
Le Temps se déchausse
Entrer sous la tente
Ouvrir le cercle du moule à manquer
« Wilkommen, bienvenue, welcome
…. Im Kabaret, au cabaret, to cabaret »
Cerise sur le gâteau
L’heure prend de l’avance
Juillet est août,
Les prunes tombent
Moins de peur que de mal
L’herbe, changée en pierre
Lancer l’épervier,
Que s’inscrive,
Entre l’épair
Et les ombres
De la fibre
Du papier
Chiffon
L’éclair,
Le poil à poil
Tiède,
Pas un geste,
Le coeur
Contenu
Entre la douelle
Des côtes,
Le Lièvre
De Dürer,
« Ne respirez plus »
La voix
La brise sur la fourrure,
Son petit museau
Prend la rosée,
Sa chamade de cigale
Massage cardiaque
Staccato
Motion capture,
Libérée
L’heure tourne,
À la manière d’un chat-toupie,
Qui jamais ne se pose,
(Nature du panier ?)
Autour d’autre chose,
Heure, minute, seconde,
La Lune fait la ronde
Autour de la Terre,
La Terre fait la Lune
Autour d’une étoile
Au soleil,
Rangs d’anneaux d’or
Joncs,
Qui coriolent
Le long d’un bras,
Et ce manège,
Lance-parfum
Tournoyant,
Qui se déploye
Balancelles,
Escarpolettes aériennes
Qui font la course,
Reliant entre elles
Leurs chaînes,
Les astronautes
De fête foraine,
Centrifugés,
(Je manivelle ma laitue,
Dans le panier à salade)
Le coeur sur le bord
Des lèvres,
Posé,
Rouge,
Un pot de géranium
Qui bat la chamade
Sur les toits
Amoureux de Peynet,
La tête tourne
Et chancèle,
L’heure, imperturbable
Garde le rythme,
Un métronome,
Sans souffle au coeur
Qui s’égrène