ce que vos yeux vairons

Iris

La paraison

Est~ce silencieuse lutte contre le rempart

D’une feuille sèche qui ceint de son linceul

La nymphe,

Ou le refus de franchir le Rubicond,

Rivière sans retour

Et de verser dans le monde

Ce qui fut, couronne blanche de cayeux

Serrée en ronde sur l’esquisse,

Bouton,

Claire porcelaine,

Gobelet

Au grain  de riz,

Amaryllis

 

Circus

N’éduquez pas les oiseaux, les bêtes de somme

Et laissez les singes se débrouiller très bien

Dételez les puces, les chevaux tête baissée

Du fonds de la fosse

Les canaris noircis

Tous les à quatre pattes soutiers qui grattent loin du soleil

L’obsidienne et les métaux

Circulation de l’or dans les veines profondes,

Poussière de farine,

Ce seigle dans les ventres

Là~haut sans trêve la roue tourne,

Une grimace, parodie d’astre creux et plat qui brise

Au supplice.

Ils pourraient un jour se réveiller en leur aire,

Homme

 

 

L’assiette

Emploi

Canon aiguille creuse

Une colonie de semences y fait son nid

La fleur au fusil

Semeur de trouble,

Semeur de millet

Qanoûn

 

 

Du petit monde

Lune de sang

Cheval de feu

L’incandescente sente laissée aux cieux

Par la cavale

Et le poinçon parmi les astres,

En bout d’allumette,

Pièce de laiton,

Pomme de kaki

Parmi la suspension,

Piste aux étoiles

Rideau bleu nuit,

Le miracle de l’amaryllis

Sans bruit

Sur la vitesse de la lumière

Calque son pas,

Entre les pavés,

Des coussins de mousse

Douce aux coussinets des chats,

Et il faudrait les affubler

De noms d’oiseau

Mauvaise herbe ?

Matière première

Abonnement heure creuse, ô temps suspends ton vol

Sur le prix du kiloouate car le frileux file

Un très mauvais coton