ce que vos yeux vairons

Heart and Soul

Moi aussi je voudrais rentrer chez moi

Aujourd’hui tout est possible

Ma lettre au Père Noël j’y crois

Cher Josh Baskin

L’ordonnée

Sa robe ronce

L’a choisie,

Sœur du Portrait de Jenny,

À une année~lumière

Son monde,

Mais Patience dans l’azur,

Le temps mesuré,

La parole est à l’accusé,

De la forêt sombre des pleurs

L’enfant pierre dressée

Couve dans sa bouche

Un œuf

Qui vient de se briser,

Plus rien

Ne sera

Comme avant

 

 

 

Trouver sa voix

Ajouter un titre

Soir

Trou de mémoire

De part et d’autre de l’interrupteur, lumière

Choisir de sortir du chapeau, foulards et colombes

Reliefs de fleurs sèches et plates

D’entre les draps,

Pages blanches de l’herbier où se pressent celles

Fauchées en plein vol,

Les impressions au tampon,

Encre végétale bleuet

Sang le feu est au rouge

Qui rosit thé avec le temps,

Suaire de lin

Qui retient

Dans un sillon

Un grain de nigelle,

Pas moins

 

 

Surexposée

Agnès trente~six fois

Tu ne vieillis toujours pas

La photo sépia

Dans les nuages

Carpe koï

Les trombes

Cesse la pluie

Sèchent les chaluts,

Les outres plates

Les pis des vaches, paréidolies

Les nuages protéiformes se prêtent à tout, vides

L’encens des morgues,

Cuir des feuilles en chien mouillé se soulève

À chaque pas,

La gargouille pensive soumise

Au supplice de l’eau,

À la commissure,

Une goutte narquoise 

Perle,

Scrute les hauteurs,

Essuie la lèvre érodée,

Soleil en patène,

Un ciel  rose thé,

En serviette jetée sur les épaules 

De l’athlète,

Mangée de nuit

Flétrit,

Odeur de vases