Arbre
Liquide
Du printemps,
L’étang.
Le tronc,
En font le tour
Les saules immobiles
Qui le peignent,
Verdeur souple des branches
Penchées,
Se dilue,
Le promeneur,
Qui ajoute un pied de cerne
Sous l’aubier,
À chaque pas.
Microsillon sans parole,
Le pavillon de la pièce d’eau
Flotte sous les roseaux,
Petit matin
Les foulques
Dorment,
Moïse du clapotis,
Buccin
En sourdine
Nuit dernière avril
Pré carré des pieds~de~nez,
Et joyeusetés
Proue de drakkar
Elle vogue seule,
Le banc de nage est largué