ce que vos yeux vairons

Mois : septembre, 2026

Table de jeu

Il y a celui qui sans semonce s’abat

Sabords ouverts sur le jour
Sûr de la défaite
Celui qu’une main adverse renverse, point final,
Choquant la pièce avec
Un bruit mat
Couvert de cendre un fou errant
Sur la ruine
Carcasse fumante d’une cavale,
Cavalier désarçonné,
Et pavage de Penrose
Miroitant,

Tomettes d’ombre

Et de lumière

Etirées

Au sortir du rêve

Et de son boyau sombre

Damier

De pépins clairs et charbon

Pastèque et melon

Et les joueurs

Front renversé

Comptant les fêlures

Comme sur le champ de bataille

Tablier en sang,

Outils contondants

De soucieux barbiers

Aria

Bébé au berceau
Son babil de fontaine
Au patio

Roulement à bille

Narcisse

Couture floue

Raccommodage
L’écume d’un nuage
Tombe, fil de la pluie

Les brumes

Phénomène

Pluie en rideau de perles
Bruine de soleil par le tamis
Suaire sur le visage défunt de l’orage, d’immobile cire
Arche côte d’une baleine gauchie à la foudre qui fait le dos rond
Tesselles tremblées en suspension qui prennent l’eau l’aquarelle se dilue
Et le couchant rose tuile
L’arc~en~ciel
Qui fond

Cygne

Auf den Spuren

Grise sur le pavé anthracite posée.
Ta translation vers le pied du mirabellier,
Qui, ton corps aura~t~il nourri,
Petite souris

Sisyphe