Elixir
Le fiel, touché de sa rémige par l’aile
De la grâce, et tout change. Il aime, est miel
Le fiel, touché de sa rémige par l’aile
De la grâce, et tout change. Il aime, est miel
Disperse à la volée les oiseaux de nuit
Par les ouïes du clocher,
Carillon de l’angélus sur la vallée,
Vêt les ombres fantomatiques
De contours,
Les ourle,
D’un trait
De fusain à peine brûlé
Bain de teinture sur le marbre des chairs,
Or rose, et lumière
L’ardoise du tableau au blanc d’Espagne
L’éponge trace son sillon dans la suie,
La pierre à l’éclaircie.
Le jour
Levé
Boîte de Pandore
Le couvercle est condamné
Installation d’une porte à tambour
Hareng vif~hareng saur
Odile entre~Odette sort
Dans la boîte de Pandore
Il y a ce masque tordu,
Tu ne le reconnaitras jamais,
Mais il te va comme un gant
Assis sur la Boîte de Pandore,
Ce qui fait perdre la tête,
En son for intérieur, le miroir
L’oiseau sans mémoire, alouette
Pas même
Pour un pont d’or
De la boîte de Pandore,
Ne soulever le couvercle
Car
Pan ! Dors !
De cause indéterminée
D’effroi, de honte,
Mort tu es
Lés, pages blanches déroulées
Entre les rinceaux des colombages
Au discret alphabet pris dans la chaux,
Les murs parlent,
Sans dire un mot,
Une ligne rouge de géranium ricile une fenêtre,
Pour le chromo,
Dedans la carte postale,
Le liant entre les habitants,
Outre le ruban des folklores,
Les papillons de satin,
Les polkas qui s’évaporent la nuit finissant
Le foyer entretenu sous la poussière,
Lui donner grand air,
Les formes changent,
Les modes d’expression,
Mais son sang qui circule,
Auquel s’abreuvent même les bêtes
Qui se toilettent entre elles,
Donneur universel,
En corne d’abondance,
Prends,
Ajoutes~y de ton pain
Et tends
La corbeille
À la main
En fleur ouverte
Amour