ce que vos yeux vairons

Trois chats

Tour à tour goûteurs
Et César,
Gamelles musicales

Terre est Mère

Un jour comme un autre,
(Beau, tiède, nul ne fait de vagues)
Exceptionnellement

Sa laisse sur le carreau

Te livre ivre
Sur sa rive, l’eau, yeux clos
Chlore dans les cheveux

Du plomb en plume

Trouver le milieu
Où la pointe du fléau
Ne pique mais brode

Rehab

La poésie
N’est pas ma maison
Sasquattechewanne
N’est qu’une dépendance

Pierre polie

Le chardon
Rentre les griffes retient son souffle,
Papillon

Nursery

Parmi les troncs
Dressés comme stèles
Une bruine verte

Repas, reliefs
Des ravageurs nourrices
De l’humus, petits pins

Ombre du plantain

La taupe grise
Sur le chemin mouche jade
Au coin des lèvres

Waldteufel

Face à moi
Bocca della Verità
Masque du Tschäggättä
Et sa grimace

Du sapin couché dans le chaos
Je ne vois
Soulevé de terre que la semelle
Du sabot
Et ainsi que d’un bouillon gras,
Cyclopéens, des yeux de grès,
Roches serrées entre les griffes
Des racines,
Comme aux prises d’un chignon
De vermicelles
Essoré par la main
D’un géant
Touillant le chaudron

La visite

Jeeves vit l’éclair
Furtif trait vison clair
Petite belette