Homme des grottes

Cesse ta fantasia
Ne caracole Amok
Les champs foulés d’amarante
Les vendanges folles des désarçonnés dont les lymphes
Au soleil rouillent les herbes rases
Un cavalier étendard pendu
Par l’étrier
Soc de charrue que tu traînes
Taon dans la crinière tu l’ébroues
Valdingue l’insecte casqué sur ton dos,
Loin
Et demi-tour sur l’impudent
Ô Dieux, Pluie, Soleil
Toi, Brume, pour l’égarer dans ton dédale ?
Et toi, Pluie te mêler au vin herbé pour laver les plaies mêlées de crin
Toi, Phare, et Feu et Bois, déchausse les fers,
Lave les pieds,
La robe fumante,
Tunique de Miura qui luit
Et tremble,
Ta Parole licole
Un corps dégondé
Ta Main sur le chanfrein,
L’épine du coeur
Émaux cloisonnés,
Cheval,
Plus rien ne lui
Est accolé
En le cerf le sanglier cygne grand tétras
La prunelle escarboucle en le poids plume
Du passereau enclose
Passées la cerise et la prune
Le dégât d’une patte, d’une aile brisée
Dans la boîte à chaussures
Papier de soie,
Martinet navré,
Et là
Bout de plaid dans une tasse à moka,
Un petit écureuil à la coque
Frais du jour,
Entre la bourrasque et la grêle,
La laisse sur le pavé
Soin du saunier,
Sa fleur de sel,
Rebouteux à oiseaux
Bonne fée
Maman Barberin
Pour acajou Hazel