Fleur et son ombre

Créole
Ne pas redisposer les lettres en
L’anagramme parfaite
Garder ce qui boucle
L’infime éclat au lobe de l’oreille
Suspendu à l’instant du soleil
Il n’y a pas le ruban
Qui rempare le chignon
De reflets de soie,
Ni la parole qui cascatelle
Le long du Rhône
L’accent de l’enfance par le temps éboulé
Mais les mailles du filigrane entretoisées
Serrant entre elles un damier
D’émail,
Tomettes qui répondent
Aux pommettes qui sourient,
Ô poissardes si jolies
L’habit ne fait pas le moine,
Le nom est commun,
Flétrit le corps du bijou,
Moins poignant
Par les temps qui courent
Que ceux qui sourdent
Meurtris en minces filets
Des coeurs,
Le désespoir,
Colère
Gouffre mis à plat
La grotte est une valise à double fond
Un fini palais des glaces,
Une porte, une moustiquaire en répons,
Sans enfilade qui lasse,
Le pire du pier,
De la jetée qui porte en fata morgana
Un Taj Mahal du jeu,
Jusqu’à l’absolu de l’obscurité
Au morcellement de la silhouette
Dans les miroirs à parcloses,
À la tangente du monde jointé,
De l’autre côté,
Ce qui aveugle le plus,
La lumière,
Ou son absence
Changer le pavage noir et blanc
Dimanche le tour de l’étang
Prendre son médicament
L’avaler vite amer
Sucre, pense~bête
À la bonne heure
Le jour point
Amour
Plein,
Pour Jeeves, 23 juillet 2026
Ravissement des oiseaux dont le sol fut l’air
Des faucilles du ciel s’amoncelle à terre
Un andain noir qui laque les pierres imberbes
De son duvet,
Demeurent les corbeaux, pour lesquels les sautes d’humeur
Du vent sont sans mystère et les nids lourds, profonds
Les moineaux indigènes auquel ne manque
Le moindre cheveu,
Avalés par une haie, le tunnel
D’une tuile pépient,
Où est votre Afrique, martinets qui manquez
À l’appel ?