A.M.
L’heure tant attendue.
Royaume éphémère, avant
Qu’il ne s’évapore.
L’heure tant attendue.
Royaume éphémère, avant
Qu’il ne s’évapore.
Le ciel, son soudain
Gris acier, un toit de lauzes,
Le poids de l’ardoise.
Au-dessus du lit,
Le plâtre lisse du plafond,
L’homme n’a rien, ni femme,
Ni sommeil, juste un
Plafond blanc, son terrain vague,
La friche où il erre.
L’ aile clouée sur la
Porte, blanc crucifix sur le
Bois pourri de la
Grange, la hulotte s’ est
Tue sans un cri, un oiseau
En son paradis.
Comment le soleil
Se lève-t-il là bas, le
Dos droit, ou gibbeux.
Dans la cage, l’oiseau
Aux ailes curaçao, le
Ciel a le coeur gros.
Une cloche née sans son
Battant, un Johnny-s’en-va
En-guerre, laisser faire
Trouver ce quoi, ce
Qui ravissant votre vie,
Les flots d’un torrent.
Le soleil est un
Fruit mûr, c’est maintenant qu’il
Faut le mordre à