ce que vos yeux vairons

Catégorie: été

Canon dans la clairière

Motif au gemshorn
Le vent se lève entre les
Ramures des cerfs, rhombes

Sarrau bleu

D’abord.
Le porter, non repassé
Le sérac des vagues,
Rectilignes, dans le tissu,
La mer, accrochée à toi,
Sans gravité.
Tu regardes tes pieds,
Secs,
L’eau n’est pas tombée,
Gravée dans le marbre
Du coton froissé

Avènement

Deux mois durant.
Parmi ses congénères feuilles,
À la découpe effilée
De plante tropicale,
Elle sembla n’être
Qu’une longue lame verte.
Mimétique, un bambou.
Mais courbe,
Mais lisse.
La souplesse d’un fleuret,
Couleur uniforme d’un brin d’herbe,
Non annelée de noeuds noirs
Et un matin,
Déployée, sa large main,
Son effort dans le silence,
À son chevet, les matrones sont nocturnes.
Un satellite dans le cosmos
Du salon,
Son grand panneau,
Solaire,
Trouve sa place
Dans le bouquet de ses soeurs
Événement

Obole

L’eau de la fontaine,
Rassemblée dans l’oeuf de ses
Deux paumes, abreuver
Le chevreau en sa
Demeure, cœur du promeneur

Petrichor

Murs de la maison
Au natron, aussi secs qu’os
De seiche. Baume, la pluie

Dans les armoires

Les vêtements tombent
Des cintres, comme les feuilles des
Arbres, la torpeur

Un papillon terne
Se délecte de la laine
Qui faisande. Mythe

Glace à la broche

Ça tourne. Attraper,
Tranche napolitaine, un bout
D’anneau de Saturne
.

Jpeg

Concours Lépine, thermomètre, douceur angevine

Mercure bloqué d’un
Bâtonnet de bois mouillé.
« Quelle méthode ? » Coué

Dessous de table

Rond de guéridon
Dans son cône d’ombre, une main
Le genou s’éclipse

Nu

Déposer sa peau,
Son scalp, et s’endormir, brut
De décoffrage