ce que vos yeux vairons

Catégorie: été

Concours Lépine, thermomètre, douceur angevine

Mercure bloqué d’un
Bâtonnet de bois mouillé.
« Quelle méthode ? » Coué

Dessous de table

Rond de guéridon
Dans son cône d’ombre, une main
Le genou s’éclipse

Nu

Déposer sa peau,
Son scalp, et s’endormir, brut
De décoffrage

Soleil, en or blanc

Ciel d’été, en oeuf
Cassé. Son blanc est bleu. Rien
D’autre n’a varié

Où se niche l’été

Perle de rosée
Sur la coquille du philtrum
Lèvre embrumée

Isothermie

La pluie, sur les murs
En sueur, sur la peau, une
Brume de chaleur

Cymbales, le tonnerre

Washboard sur tous les
Volets, la pluie, sablant les
Tôles d’une eau sèche

Mouvant

Sur la façade
Blanche, l’ombre balancée d’une
Branche, Hans Hartung peint.

Drôme de petit-déjeuner

Une biscotte en tuile
Canal, village de santons
Soleil d’abricot

Silvère !

Qu’il fasse beau ! N’échoue
Pas la truite sur l’herbe, je
Veux compter dans l’eau

L’or de ses écailles.
Souffle sur la pluie, le songe
En couronne d’arêtes